66
THEATHE
n’est monte ä Prevoux. II paralt, du reste, que jene sortirai plus avant que tout soit termine, ä lafin de janvier. C’est long! Puisque je suis seuleun moment, je vais pouvoir travailler pour lui.(Elle lire de sous sa jupe une elrange pelilebrassiere de laine tricolee de loulcs les couleurs.) IIuura chaud lä-dedans, le cheri. C’est qu’il vienten plein liiver, et c’est delicat, les tout petits.Que je me rejouis de le voir ! Je suis heureused’avoir un petit ä moi. J’avais tant pri6 le bonDieu pour cela. Et je ne pourrai le voir qu’encachette, le pauvre petit, mais je le verrai sou-vent, je ferai n’importe quoi pour cela, je sauraibien m’arranger. Oh ! que je vais l’embrasser, ledorloter, le cäliner, le cherubin ! ( Elle travaille,quelqu'un passe devanl la fen&lre.) Ah ! le pereRaffet. Comme il se tralne! II a au moinssoixante-dix ans. G’estlui qui aremplace Celestin!
Enlre M. Bourral par la droile, M ne Bourralremel vile la brassiere sous $a jupe.
M.BOURRAT. — Tiens,ta mere n’est paslä?M lle BO XJRRA T. — Maman est dans sa cham-bre avec Victoire. D’habitude on regoit Yictoire jici, mais maintenant je ne dois plus voir per- jsonne. j
M. BO URRA T, inquiel el regardanl la porle. — jII fait mauvais temps. Je suis fatiguA Je suis f
revenu de Valleyres ä pied. (
M n<s BO URRA T. — Pourquoi ne vous asseyez-vous pas, papa? ;
M. BOURRAT, inquiel. — Euh !... je n’aiguere le temps.