MADEMOISELLE BOURRAT
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M me BOURRAT. — Louisa, vous apporterezun parapluie pour M. Allemand. ( Sorl Louisa.)Vous faites toujours des recherches historiques,monsieur Allemand?
M. ALLEMAND. — Toujours, madame.
M me BOURRAT. — Nous avons ici beaueoupde documents sur la famille de mon mari, vous ytrouveriez sans doute des actes tres anciens. -
M. ALLEMAND. — J’en suis certain, ma-dame, et je vous avouerai que je caresse le revede dresser un jour, avec votre autorisation, unarbre genealogique de la famille Bourrat.
M me BOURRAT'. — Cela serait fort interes-sant. Y a-t-il longtemps que vous n’avez vumadame Duret?
M. ALLEMAND. — J’ai eu l’honneur depasser la soiree chez eile hier, madame.
M me BOURRAT, elonnee. — Vraiment?
LOUISA, enlranl. — Yoilä le parapluie. ( Ellele donne ä M. Allemand.)
M. ALLEMAND. — Madame, je ne sais com-ment vous remercier. ( Saluant.) Madame...
JVfme BOURRAT. — Au revoir, monsieur Alle-mand. (II sorl. Elle rentre au petit salon.)
A peine est-il sorti, M lle Bourrat se leve el vienl äla table.
M mf > BO U RRA T, sans laregarder . — Souviens-toi de ne jamais te lever devant monsieur Alle-mand, devant personne, du reste ; aujourd’hui,tu allais quitter la table avant que Louisa soitsortie de la salle ä manger. Fais attention, et sou-viens-toi que je ne veux pas avoir ä te le redire.