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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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M. ALLEMAND. — J’ai bien l’honneur devous saluer, mademoiselle. (II s’incline et vapour soriir par le grand salon. Saluanl M me Bour~rat.) Madame...

M me BOURRAT, le suwant au salon. — Mon-sieur. (Un temps.) Avaz-vous un parapluie, mon-sieur Allemand? Le temps s’est gute.

M. ALLEMAND, ne pouvant cacher son elon -nement. — Oh ! madame !... Yous etes tropbonne, en verite. Je suis confus. Non, je n’ai paspris de parapluie.

M me BOURRAT, sonnanl. — Je vais vous enfaire donner un. Quel triste mois de novembre !

M. ALLEMAND. — Affreux, madame, vrai-ment.

M me BOURRAT. — Voilä plus de quinzejours que nous n’avons pu descendre k Valleyres.Je ne sais rien de ce qui s’y passe. Nous avons etemalades, mafille et moi.Mafillea eu de violentesmigraines qui inquietent mon cousin, le docteurMaigret, et moi. j’ai les yeux si d61icats main-tenant que je puis k peine supporter la lumiere.Je suis obligee d'avoir les volets presque clos.

M. ALLEMAND. — G’est bien triste, ma-dame.

M me BOURRAT. — Nous serions descenduspour le whist de madame B uret, mais ne faut-il pasque notre cheval soit tomb6 boiteux...Mon mariest alle voir aujourd’hui le juif 4 Valleyres pouren acheter un autre, mais c’est si difficile d’ache-ter un cheval. II faut prendre ses precautions.

M. ALLEMAND. — En eflet, madame.

Enlre Louisa.