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mi-voix. — Je n’ai plus de jambes. Ma fille, c’estincroyable ! Un enfant, toute la ville le saura,j’en mourrai. (Un temps.) Ah ! oui, eile etaittoujours seule, la pauvre petite... Et puis, eile neeavait rien, eile etait si innocente. Alors, un jour,il l’aura prise de force, et eile n’aura rien ose dire.Ah ! m-ais iui, lui, ce Celestin de malheur. (IIsaute deboul.) II ne restera pas une minute de plusici, pas une minute. (II va vers la porte.)
M me BOURRAT. — Oü vas-tu?
M. BOURBAT. — Je vais chasser Celestin.
M me BOURBAT. — Reste ici.
M. BOURBAT. — Je ne veux pas garder cettecanaille une minute de plus ; je lui sauterai k lagorge. Cette fois-ci, par exemple...
M me BOURBAT, l’interrompani. — C’est <;a,pour que Celestin chasse aille raconter ä toutValleyres pourquoi tu I’as mis ä la porte.
M. BOURBAT. — C’est vrai ! Commentfaire?
M me BOURRAT. — Laisse-moi faire.
Un silence, M. Boarrat est affaisse dans un fau-teuil. 11 se l&ue soudain.
M. BOURRAT. — J’ai trouve, vous passerezl’hiver dans le Midi, sous un faux nom.
M me BOURRAT. — C’est absurde. Toute laville cherchera pourquoi nous sommes parties.Et lä-bas, nous serons ä la discretion d’inconnus.Merci, je reste ici, tiens-le-toi pour dit.
M. BOURRAT. — Mais ici, tout le monde lesaura, les domestiques, nos parents, nos amis.Comment pourrais-tu le cacher?