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MADEMOISELLE BOURRAT 57
Enlre par le fond M. Bourral. II esl souriant elgras.
M. BOURRAT. — Ah ! j’ai fait une bonnesieste. (M me Bourral ne fait aucune attention ä-lui, eile reflechil profondement.)ha legon de pianoest finie? ( Pas de reponse .)' Je vais jusqu’auxvignes. Yeux-tu que je te rapporte quelquesgrappes pour la table? ( Pas de reponse. II va äM me Bourral qui marche ioujours.) Ah cä ! Cle-mence, qu’y a-t-il? tu as l’air preoccupße.
M me BOURRAT, s'arrelanl. — J’ai que tafille est enceinte. Voilä ce que j’ai !
M. BOURRAT. — Comment ! Tu veux rire...mais ce n’est pas dröle, je te l’assure.
M me BOURRAT. — C’est comme je te le dis,ta Alle est enceinte, et du jardinier, oui, de Celes-tin, par-dessus le marche.
M. BOURRAT. — Ce n’est pas vrai, ce n’estpas vrai. (II regarde sa femme et comprend quec’esl vrai ; il porle la main ä son cot el chancelle.)
M me BOURRAT. — Tu ne vas pas te trouvermal comme une femme, n’est-ce pas? J’ai autrechose ä faire qu’ä m’occuper de toi maintenant.
M. Bourral va en litubanl ä la feneire qu’ilouvre.llresledansl’embrasure,essoufße. M me Bour-ral conlinue ä arpenler la piece. Un silence.
M. BOURRAT. — Ma fille... Celestin... Dis-moi tout, tout, je t’en supplie.
M m e BOURRAT, continuanl ä arpenler lesalon. — Laisse-moi rßflechir.
M. BOURRAT, tombanl dans un fauleuil, ä