PRÖFACE
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röles sur mesure ; bref, je n’avais rien dece qu’il faut pour poursuivre une carrieredramatique. J’oubliai Mademoiselle Bourratet ecrivis des livres.
Apres la guerre, Edmond See (toujourslui !) me dit qu’il fallait faire representerMademoiselle Bourrat. II ecrivit ä JacquesCopeau et ä Lugne-Poe. Jacques Copeau de-manda le manuserit, le mit dans un tiroiravec ceux des iyc4ensqui brülent d’etrejoueset comme il avait plus d’excellentes piecesre^ues qu’il n’en pouvait monter (pourquoiles directeurs se plaignent-ils de n’avoir pasde pieces?),il ne trouva pas pendant, six moisle temps de le lire. Je le repris.
Lugne-Poe le lut et m’appela au telephone.Il me dit que l’oeuvre etait interessante etsans doute me ferait honneur, mais serait-ceun succes d’argent ? A cela, je ne pouvaisrepondre et le priai de me rendre le manus-crit.
C’est alors que l’an dernier Edmond Seeparla de ma piece ä M. et ä M me Pitoef.J’avais vu M me Pitoef au Vieux-Colombieret ä Ia Comedie des Champs-Elysees. — Detoute la saison, c’etait, faut-il l’avouer, messeules soirees au theätre. M me Ludmila Pitoefm’enchantait. Elle seule pouvait, en effet,incarner la pauvre et touchante M Ue Bourrat.Je compris qu’un dieu avait bien voulu gar-