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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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LA FILLE PERDUE

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en silence. S6parons-nous, comme tu le veux.Puisque tu ne m’aimes plus, va-t’en. Tu es libre.

PERDITA, qui esl debout et qui chancelle, seredressani. — C’en est trop. Tu me forces a reve-ler ce que, pour toi, je voulais tenir eache Tusauras la verite, puisqu’il te la faut Mais faisattention, c’est toi qui te detourneras de moiavec horreur... Les dieux ont repondu au defi. Tuverras la Nemesis. ( Elle courl au bureau, ouvrele tiroir de droile, sort la photographie de son enve-loppe et la brandit devanbRoberl aller re.) Regarde!Ce n’est pas ainsi que tu te representais la Neme-sis. Elle a quatre ans, des cheveux blonds et bou-cl£s comme un ange. II n’y a que ses regards quisoient serieux, sans doute parce qu’ils voientdans ravenir... Eh bien ! tu comprends mainte-nant? ( Boberl reste muel. Perdila toul pres de lui.)Cette petite fdle en robe blanche, c’est moi !

ROBERT, ä voix hasse. — C’esttoilC’esttoi!...

(II s'ecarle d’elle.)

PERDITA, se jelanl sur lui et l’enlagant. —Robert, Robert, je t’aime ! Ne m’abandonne pas !

(Elle tombe ä ses pieds evanouie.)

RIDEAU