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THÖATRE
de tendresse m’envahisse ; je ne puis te touchersans un fremissement de tout mon etre. Main-tenant meine, d’6tre si pres de toi, je ne peuxplus parier... Je t’aime, Perdita.
(II se penche el veut la baiser sur les levres.)
PERDITA, se levant d’un bond. — Non, non,va-t’en. Fuis-moi...
ROBERT, se relevant. — Je ne sais oü je suis,je perds la tSte... Cette fois-ci, tu parleras, jel’exige.
PERDITA. — Je ne puis parier, je te l’ai dit.
ROBERT, s’emporlanl. — Quel supplice m’in-lliges-tu? G’est toi, toi, Perdita, qui me repous-ses ! Tu ne veux plus de mes baisers. Est-ce queje te fais horreur? Est-ce cela que je dois com-prendre et que tu ne peux dire?
PERDITA. — Robert, ne continue pas...
ROBERT, dans le mime mouvemeni. — Oubien es-tu simplement lasse de moi? Dejä ! Ah !je commence h entrevoir la veritA Tu es jeuneet je ne le suis plus. Voilä toute l’affaire... J’avaiseu l’orgueil de croire que je saurais t’attacher ämoi... J’6tais fou, je le vois. A quoi bon fermerles yeux ä l’evidence? Toutes choses s’eclairentmaintenant, et ce refus absurde, obstine, de temarier. Parbleu, tu ne voulais pas te lier etengager ton avenir qui est longaumienquitoucheh son terme.
' PERDITA. — Tais-toi! Ne me montre pas unRobert egar6 que je ne reconnais plus.
ROBERT. —- II ne me reste, en effet, qu’ä metaire. Un homme comme moi ne plaide pas uneteile cause, II y a des defaites qu'il faut accepter