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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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LA PILLE PERDUE

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au divan. — Perdita, reviens h toi... Lä, couche-toi, tu es bien ainsi. Non, ne parle pas. Repose-toi. Tu es blanche comme un linceul... (II luilieni les deux mains dans une des siennes, del’autre, il lui caresse doucemenl le front.) J’ai eupeur, Perdita. Tu me regardais avec des yeuxegar6s, comme si tu ne me voyais pas... Ah 1 unpeu de couleur revient sur tes joues päles.

PERDITA, encore ä demi-conscienle. — Que tues bon, Robert ! Que tu me soignes bien !

ROBERT. — Attends un instant, ch£rie. Jeveux donner des ordres pour qu’on prepare lachambre et qu’on telephone au medecin. Cen’est rien, je sais, tu n’es pas malade. Ce n’estpas pour toi, ä vrai dire, c’est pour me rhssurerseulement. (II veul se lever.)

PERDITA, le relenanl. — Ne t’en va pas,Robert, je ne puis rester seule. J’ai peur que tune reviennes plus. Reste pr£s de moi encore unmoment.

ROBERT. — Je ne te quitterai pas uneminute. (II presse un boulon de sonnette sur labiblioiheque tournante. II souleve un peu Perditael prend la Ute de sa mattresse sur ses genoux.)Vous etes bien ainsi, mon amour.

(CUmence ouvre la porle.)

ROBERT. — C16mence, pr6parez le lit pourmadame et mettez une boule d’eau bien chaude.Dites ä Alfred de telephoner ä M. Bergeron qu’ilvienne le plus vite possible. (Sort la femme dechambre. A Perdita :) Tu te coucheras dans uninstant.