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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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PRÖFACE

A-t-elle cru qu’ä raconter seulement le sujet ide la Fille perdue, eile paraitrait approuver cla conduite de mes heros?Mais, lorsque nous 1lisons les Vrilles de la vigne et declarons ce ilivre admirable, nous n’entendons pas louer jles moeurs sapphiques que l’auteur de ce recit fnous depeint voluptueusement. Et de meme, fje puis prendre le plus vif plaisir ä la des- icription des sentiments et des passions qui jagitent les hommes-femmes de l’inoubliable «Marcel Proust sans me solidariser avec ces {singuliers heros-heroines. (

Venons-en ä des choses plus serieuses, tM. A. Antoine, lorsqu’il voit qu’ä la fin de ma (piece Robert et Perdita decident non de se ; ctuer, mais de vivre ensemble, demande avec cl’autorite qui lui appartient: « L’auteur a-t-il i Ivoulu plaider pour la nature et la passion i ^contre les conventions sociales et la morale J ecourante, approuver ses deux heros de ceder ; cä des forces immuables? C’est bien possible, imais encore une fois oü ce.la nous mene-t-il? (Le cas reste surtout litteraire, il ne degage , caucune humanite. » ■ c

Je n’ai pas voulu plaider et je n’ai pas 1plaide. II n’y a — faut-il vraiment le dire? — Iaucune these dans ma piece. J’imagine que smes personnages, dans la Situation oü le 1hasard les a places, innocents Tun et l’autre, 1ne se tueront pas, qu’ils ne defieront pas c