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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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MADEMOISELLE BOURRAT

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M me BOURRAT. — Vous m’en voyez tresheureuse. II y a longtemps que j’y avais pense,mais imaginez-vous que c’est tout un roman.

Mme BOURRAT DE VERMAND. — Unroman !

CAROLINE, au salon. — Ah ! ma cherie...

M me BOURRAT. — Mais oui, M. Allemandn’est pas ce que nous pensions.

CAROLINE, coniinuant. — G’est merveilleux.

M me BOURRAT, coniinuant. — II a des ren-tes.

Mme BOURRAT DE VERMAND, stupe-faile. — Des rentes?

M me BOURRAT. — Oui, ma bonne, des ren-tes.

CAROLINE. — Et vous habiterez Valleyres?

Mm® BO URRA T DE VERMAND. — Je n’enreviens pas ! Mais les legons de piano?

M. ALLEMAND. — J’ai en vue un apparte-ment.

Mme BOURRAT. — Ah ! voilä oü le romancommence. Pour penetrer dans le monde deValleyres, et pour connaltre les jeunes fllles,M. Allemand eut l’idee d’utiliser ses talents pourla musique et de donner des legons de piano.

M. ALLEMAND. — Oui, pres de la maisonde madame votre tante.

Mme BOURRAT. — Maintenant qu’il a fixeson choix, il renonce, cela va sans dire, ä deslegons inutiles.

Mme BOURRAT DE VERMAND. — Ah !que c’est romanesque ! Que me dites-vous lä, machere?