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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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TH&ATRE

ä pareille öpoque. Maigret est positif sur ce point.II faut la marier.

M. BOURRAT. — C’est bien difficile, mal-heureusement.

Afme BOURRA T. — Difficile, difficile, tu n’asque ce mot-lä ä la bouche. Parbleu, qu’est-cequi est facile, je te le demande? Maisquandonn’est pas un imbecile, on arrange Ies choses toutde meme. Je vous ai bien tires de l’histoire de cethiver. Etait-ce facile, cela? Personne n’en a riensu. Cölestin est au diable dans son pays. Le petitest mort le mois dernier, de dysenterie,paralt-il.C’est une terrible maladie pour les petitsenfants.Victoire est malade depuis cet hiver et ne s’enrelevera pas.

M. BOURRAT. — Pauvre Victoire, eile nousa ete bien devouöe.

M me BOURRAT. — II faut trouver un maripour ta fille. Je suis obligeede la surveiller toutela journee et, pendant ce temps-Iä, qui s’occupede la maison? Le menage va ä vau-l’eau. Lesdomestiques depensent de l’argent comme si gane coütait rien. Ah ! j’en ai assez de cette vie.(Un silence) Ta belle-soeur et Caroline viennentpasser l’aprös-midi et restent dlner. Est-ce quetu attends encore M. Allemand aujourd’hui?

M. BOURRAT. — Oui, ma bonne, je crois.

M me BOURRAT. — Eh bien, täche de l'expe-dier un peu vite. II commence ä m’ennuyer,M. Allemand, il est toujours fourre ici mainte-nant.

M. BOURRAT. — Mais, ma bonne, c’est toiqui asvouluqu’il fasse notre arbregönealogique?