MADEMOISELLE BOURRAT
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M. BOURRAT, liesilanl. — Oh !...
M lle BOURRAT. — Ne me le cachez pas, jele sais.
M. BOURRAT. — Oui, un peu... tres peu.
M Ue BOURRAT. — Pourtant, quelquefois,n’est-ce pas, on... on meurt en accouchant?
M. BOURRAT, agile. — Tuesfolle,tuesfolle !Quelles idees te mets-tu en tete?
M lle BOURRAT. — Vous vous souvcnez?notre cousine Clementine qui est morte quinzejours apres avoir eu un bebe... Naturellement,je ne savais pas, moi, mais depuis j’ai reflechibeaucoup. J’ai eu le temps, vous comprenez.Vous ne pouvez pas me dire un mensonge, jevous en prie. N’est-ce pas, cela arrive quelque-fois qu’on meure en ayant un enfant?
M. BOURRAT, tres cmu, se levanl el regardanlune ou deux fois du cote de la porte. — Qa arrive,?a arrive, mais c’est tres rare, ma pauvre fifille,il ne faut pas t’alarmer. Toi, tu es tres robuste,tres vigoureuse.
M lle BOURRAT. — Clementine aussi etaittres forte, mais eile a eu une fievre et eile estmorte.
M. BOURRAT, se rapprochantd’elle, Ires ner-veux. — C’est un accident, tu comprends, tuseras tres bien soignee. C’est Maigret qui t’accou-chera. Je t’en prie, ma petite, ne te mets pas entete des idees pareilles. 11 ne faut pas avoir peur,je t’en supplie.
M lle BOURRAT. — Je n’ai pas peur, papa.
M. BOURRAT, toul pres d’elle. — Tu n’as paspeur?