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Théatre : mademoiselle Bourrat ; la fille perdue
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M me BOURRAT. — Et quand je pense ä cemariage, pour lequel je m’6tais donne tant demal ! Le voir manquer au moment oü il etaitarrange ! Vingt-cinq mille francs de rente de per-dus !

M. BOURRAT, limidemenl. — Ah ! Qa, je tel’avoue, Clemence, je n’en suis pas fache. Qa mefaisait de la peine de voir fifille se marier si loinde moi.

M me Bourral marche sur lui avec fureur, s’arrele,le regarde en face, hausse les epaules et luilourne dedaigneusemenl le dos. Un silence.

M. BO URRA T. — Tu auras besoin du docteurMaigret.

M me BOURRAT . — Sans doute, j’aurai be-soin de Maigret. II est des nötres, celui-lä. Mais jelui en parlerai plus tard,rien ne presse... (S’arre-lanl) ä moins que... (A elle-meme) s’il voulait...Tout de suite...

M. BOURRAT. — Que dis-tu, ma bonne?

M me BOURRAT. — Rien. — Fais atteler, jedescends ä Valleyres tout de suite. ( Elle sorl parle corridor. Son mari resle accable sur sa chaise.)

RIDEAU