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THEATRE
M me BOURRAT. — II ferait beau voir qu’elle ’ne voulüt pas ! Elle est trop heureuse d’avoirune raere comme moi qui s’oecupe d’elle acti-vement et avec intelligence. Regarde autour denous. Combien y en a-t-il de jeunes filles aValleyres dans notre monde qui vont restervieilles filles ! Un parti inespere. Vingt-cinqmille francs de rente. C’est bien le momentd'aller chercher Ja petite bete. Je vais ecrireaujourd’hui meme ä ma cousine Lebret pour lestrois mille francs.
LOIJISA. enlr’ouvranl la porle de droite. —Voici M. Allemand.
Entre M. Allemand. II esl grand, fort, ei mala-droit, cheueux Irop longs, lunelles, habils.mal coupes. II parle auec une legere onclionlenanl les yeux baissis. 11 a des cahicrs dt'musique sur le bras.
M. ALLEMAND, s'inclinanl. — Monsieur,madame.
M me Bourral fail un leger signe de leie de saplace sans desserrer les teures.
M. BOURRAT, se levanl. — Bonjour, mon-sieur Allemand.
M me BOURRAT, se levanl. — Je vais appelerma fille qui est au jardin. ( Elle sort au fond.)
M. BOURRAT. — Vous avez du avoir chauden montant ä Prevoux.
M. ALLEMAND. — Oui, j’ai eu tres chaud,monsieur. Mais ilfait frais ici. Et quelle vue vousavez de vos fenetres ! C’est la plus belle vue desenvirons de Valleyres, monsieur.