MADEMOISELLE BOURRAT
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bien döjeunc? Je te surveillais du coin de l’oeil.Quel appetit !
M me BOURRAT, sans lever les rjeux de sottouvrage. — Elle mange beaucoup trop.
M. BOURRAT. — En tout cas, ce que tumanges n’est pas perdu. Tu as engraisse, tudeviens enorme. Au printemps dernier, tu n’allaispas du tout, tu etais pale, tu ne mangeais pas.Tu t’es bien rattrapöe depuis.
M lle BOURRAT, gönee. — Oui, papa. (Ellefait quelques pas vers la porle de droite.) Je vaisau jardin, un moment. Vous permettez, maman?
M me BOURRAT• — Oui, mais k la conditionque tu ne sois pas en retard pour la legon deM. Allemand. II sera lä k deux heures, ne l’oubliepas et reste pres de la maison.
M Ue BOURRAT. — Bien, maman. (Elle sorlä droile.)
M me BOURRAT. — J’ai bäte de voir arriverle facteur. J’attends toujours la reponse de macousine Lebret, de Magny. II me tarde d'etrefixöe. Crois-tu que l’aifaire s’arrangera?
M. BOURRAT. — Je ne sais pas, ma bonne,je n’y ai pas röflöchi.
M me Bourral hausse les epaules el reprend sonouvrage.
M. BOURRAT. — Tu sais ce que j’ai apprisau march6, ce matin? II parait que M. Alle-mand fait un arbre genealogique de la familleDuret.
M me BOURRAT. — C’est trop fort. Si voussaviez vous y prendre, ton fröre Charles et toi