pr£face
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pas qu’aucune piece au Th6ätre libre ait faitquekpie impression sur moi. II n’y a doncpas]& une « tranche de vie », mots affreux qu’unhomme de goüt ne peut prononcer. II y a undrame dans un milieu bourgeois que j’aiessaye de decrire avec verite. Lorsqu’on metde la verite et du naturel dans ce qu’on ecrit,fait-on une « tranche de vie »? Ce drame finiten comedie, comme il arrive parfois et sou-vent dans la r6alit6.
Le public qui avait pleure au troisiemeacte a ri au quatrieme et ä quelques motsde com6die semes §ä et lä, loriqu’ils 6taienten Situation. Je pense que je lui devais biencela puisque je l’ai trouve si attentif et bien-veillant. Le malheur eüt ete de Ie faire rirequand je voulais le faire pleurer. Mais lepublic ne s’y est pas tromp4. II rit quand il ena Poccasion, mais il devient s^rieux quandil le faut, et Ies mouchoirs sortent a pointnomm6.
Il me parait — apres un temps si long jela regarde comme un objet etranger—quema piece n’est pas mal f'aite, j’entends aupoint de vue du metier indispensable atout homme qui veut faire paraitre uneceuvre de son esprit devant une foule assem-blee ; il y a ce qu’il faut de preparations etj’ai present6 M lle Bourrat comme possed4epar le sentiment de la maternit6, lequel est