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Tome Second (1766)
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248
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4^8 Des Charlatans.

den ordonner fans des connoiffances plus nettesque celles quont ordinairement les perfonnes quine font pas Médecins ; &C la circonfpeélion doitdans ces cas être proportionnée à lintérêt quonprend au malade , & à la charité dont on efl animé.

585. Les mêmes confidérations ne font-ellespas (entir la nécefTité dune entière docilité dela part du malade & des alliftants ? Lhifloire desmaladies qui ont leurs temps limités pour naître,fe développer , relier dans leur force , 'décroître,ne démontre-t-elle pas , & la nécefbté de lacontinuation des mêmes remedes , aulfi long-temps que le caractère de la maladie efl le mê-me , & le danger den changer fréquemmentpar la feule ràifon que celui quon a employéne foulage pas dans le moment. Rien ne nuitplus au malade que cette inflabilité. Lon doit,après avoir examiné les indications que fournitla maladie , choifir le remede le plus propre àen combattre la caufe , & en continuer lulàgetant quil 11e futvient aucune circonltance nou-velle qüi oblige à le changer , à moins quonne reconnoiffe évidemment quon seft trompé.Mais simaginer quun remede efl inutile parcequil ne détruit pas la maladie au gré de notreImpatience , & le rejetter pour en prendre unautre, c'eft cafter fa montre parce que laiguilleemploie douze heures à faire le tour du cadran.

(J 586. Les Médecins font quelque attentionaux urines des malades , dont les changementsdans quelques maladies, fur-tout dans les fievresinflammatoires, aident à juger des changementsqui furvier.nent dans le caractère des humeurs ,& contribuent à déterminer le temps il con-vient de placer les évacuants ; mais ceft uneignorance craife que de croire , & le comblede la fourberie que de perfuader que leur feuleinfpechcn fuffit pour juger des fyroptomes, de