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pouvoit enlever fe diffipe d'elle-mëme ; le goûtrevient , la foif diminue, la clarté des idéesrenaît, I’afToupilFement fe diffipe , le fommeil& les forces reviennent. Après cette époque, ilfaut donner la potion N a 2:3, & mettre le ma*lade au régime des convalefcents. On peut, alibout de huit ou dix jours , redonner la mêmepotion. Chez quelques malades, les urines nedépotent jamais , mais ils guériffent très-bieniàns cela.
$. 0.3J. On juge que le mal empire , fi lepouls relie dur & perd de fa force, fi le cer-veau ell plus embarraffé , la refpiration olusgênée , les yeux, le nëz, les levres , la langueplus fecs, la voix plus changée. Si à ces fymp-tomes fe joignent le gonflement du ventre , ladiminution des urines, un délire continuel, l’an-goilfe, l’égarement des yeux , le mal ell pref'que défefpéié ; &c le malade n’a plus que queî-rques heures à vivre , quand fes mains & fesdoigts font continuellement en mouvement ,comme pour chercher quelque chofe fur fesdraps ■ c’ell ce qu’on appelle chajjer aux mou-ches.
CHAPITRE XVI.
Des Fièvres putrides.
$. 236. A Près avoir parlé des maladies fié-.TjL vreufes qui dépendent de l’inflarmmation du fang, je parlerai de celles que pro-duifent les matières corrompues qui croupiffentdans l’eftomac, dans les boyaux , dans les vif-ceres du bas-ventre, ou qui ont déjà pafié dansle fang. On les appelle iievres putrides-, oa