12.6 Maladies
J’ai vu les effets les plus fâcheux des remedesextérieurs employés pour la roche & les croatesde lait , qui, quelque horribles quelles paroiffent,ne font jamais dangereufes , moyennant qu’onn’applique rien deffus fans l’avis d’une perfonneentendue.
Quand ces maux font opiniâtres, on doit foup-çonner quelques vices dans le lait , qu’il fautquitter tout-à-fait , ou changer , ou corriger;mais je ne puis pas donner ici le détail du traite-ment que ces maladies exigent.
CHAPITRE XXVIII.
Secours pour les Noyés. ( I )
Ç. 401. T Orfqu’un noyé a été plus d’un quart-X-i d’heure fous l’eau , l’on ne doit pasavoir de grandes efpérances de le ranimer ; ilfciffit même fouvent d’y avoir été deux ou troisminutes, pour être abfolument mort. Cependantplufieurs circonftances pouvant avoir prolongé lavie au-delà du terme ordinaire , l’on doit toujourseflàyerde leur donner les fecours les plus effica-ces , & il faut , dans ce cas , ne pas fe laffer troptôt, puifquece n’efl fouvent qu’au bout de deuxou trois heures qu'ils donnent quelques mar-ques non-équivoques de vie.
(1) Lr malheur d’un jeune homme, noyé en fe baî-gnant,les premiers jours des bains, détermina à publierce chapitre féparémenc en juin 1761. Peu de jours après,un. ouvrier alloic éprouver le même fort 5 mais il futlieureufemenr retire plus vite tjue le premier , qui avoîtété environ trente minutes fous l’eau , Sc on le guérit ,en fuivant une partie des confei s indiqués dans cetteinftruéUon , dont. plufieurs afiïftants avoicnc des exem-plaires, Note de VAuteur,