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§. 195. Ce mal cede quelquefois à la premièrefàignée ; fouvent il fc termine le troifieme , lequatrième ou le cinquième jour , par une fueurabondante ; rarement il pafl'e le feptieme. Quel-quefois il naît tout-a-coup , après une tranfpira-tion arretée ; alors, fi d’abord avant que la fiè-vre ait paru & ait eu le temps d’enflammer lefang , on donne du faltranck ; il guérit très-promptement en rétabliflànt la tranfpiration. Cefont des cas femblables , ou celui 96 , qui ontacquis à ce remede la réputation qu’il a contrecette maladie ; réputation funelle toutes les an-nées à plufieurs payfans, qui, trompés par unefàuffe reiïemblance , l’emploient hardiment dan#les vraies pleuréfies inflammatoires.
CHAPITRE XX I.
Des Coliques.
196. T ’On donne ordinairement le nom deJ_a coliques à toutes les douleurs qu’onfent dans le ventre ; mais je n’entends ici par cemot que les douleurs qui attaquent l’eftomaç otàles boyaux.
Elles peuvent dépendre d’un très-grand nom-bre de caufes , & la plupart font des maladieschroniques , plus fréquentes parmi les gens dé-fœuvrés des villes ou les artifans fédentaires, queparmi le peuple des campagnes ; ainfi je ne par-lerai que du petit nombre d’efpeces qui font les
glaires d’œuf ou du levain te un peu d’eau-dc-vie. Si 1»douleur eft opiniâtre, on y joindra de la moutarde ; en-fin on emploiera l’emplâtre véficant, fi les premiers moyensfoni inutiles, ou G le mal exige , par fa violence , des te-coûts prompts.
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