d'accès. 5.1
mandent toute l’attention d'un Médecin , & iln’eft pas pofiible d’en prefcrire ici le traitement,qui dépend en général de la combinaifon dutraitement des deux maladies ; mais la ma-lignité demande ordinairement le plus d’atten-tion.
CHAPITRE XVIII.
Des Fievres d'accès.
150. T Es fievres d’accès, que le peuple1. j appelle fievres tremblantes, » font» celles qui, après un accès de quelques heu-r> res, diminuent fenfiblement , ainfi que tous» les fymptomes, & ceflènt enfin abfolument,» de façon cependant que l'accès revienne en-» fuite.a
Elles étoient très-fréquentes dans ce pays, ily a quelques années ; on peut dire qu’elles yétoient épidémiques ; elles font beaucoup plusrares depuis cinq ou fix ans dans la généralitédu pays; mais, il y en a toujours un allez grandnombre dans tous les lieux où l’on refpire l’airmarécageux des environs du Rhône , & dansquelques autres endroits fitués dans un air àpeu près femblable (1).
( 1 ) Les pays remplis d’étangs » de marais, d'eaux croupies.,de poiüons corrompus qui infeâent l’air, font ravagés parlesfievtes intermittentes. Une partie de la Breflé & de laDombe en fournit ira exemple frappant.. Ses habitantséprouvent en. général pendant le quart de leur vie des fie.-*res tierces ou quarte , qui commencent dans les mois dejuillet, août &: feptembre , qui durent jufqu’ati printemps „quelquefois pendant des années entières, qui cnetvent pen-dant ce temps, & joignent à l’impoiîîhiiité de travailler,.Iss douleurs & les ei.nuii trutis de la maladie , qui fe ter-