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naires, 8 c l’on fait très-bien de donner de deuijours en deux jours, deux prifes de la poudreTs° 14, qui prévient très-bien toutes les fuitesiâcheufes de la maladie.
9. Si la fievre a fini pendant la plus grandepartie du jour, fl la langue eft bonne , fi lemalade a été bien purgé , & qu’il refie cepen-dant un accès de nevre tous les jours, il fautdonner la poudre N° 14 , quatre prifes en-tre la fin d’un accès & le commencement d’unautre, & l’on continue quelques jours fur cepied. Ceux qui ne feroient pas en état de feprocurer ce remede, pourroient y fuppléer parla boiflbn amere N® 37 , dont ils prendreientquatre verres à diflances égales entre lesaccès.
10. Comme les organes qui fervent à la di-geflion ont été extrêmement fatigués dans cettemaladie , il eft très-important de fe ménagerlong-temps, pour la quantité & la qualité desaliments, & de prendre de l’exercice dès queles forces le permettent, fans quoi l’on pourroittomber dans quelque maladie de langueur.
CHAPITRE XVII.
Des Fievres malignes.
$. 441. T ’On appelle fievres malignes cellesXj dans lefquelles le danger eft plusgrand que les fymptomes ne font effrayants.Elles font du mal , fans paroître dangereufes3c’eft, comme on l’a fort bien dit , un chien quimord fans aboyer.
Ç. 243. Le caractère diftinctif des fievres ma-lignes , c’eft la perte totale des forces dès lecommencement. Elles dépendent d’une corrup-