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Tome Second (1766)
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240
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a 4 ° _ Des Charlatans.

font cet horrible métier que pour fournir à leurboilfon , & ne lexercent que dans le vin ; qui nefe font faits Médecins que parce quils étoient in-capables détre quelque chofe ! Une telle conduiteparoîtra, à tout homme fenfé ,1e comble de lex-travagance.

Si lon entroit dans lexamen des remedes quilsemploient , fi on les comparait aux befoins dumalade à qui ils les ordonnent , on ferait faifidhorreur , & lon gémirait fur le fort de cetteinfortunée partie du genre humain dont la vie ,fi importante k lEtat , eft miférablement con-fiée aux plus meurtriers des Etres.

570. Quelques-uns deux , fentant bien ledanger de l'objection tirée du manque d'études ,ont cherché à la prévenir , en répandant parmile peuple un préjugé qui neft que trop accré-dité aujourdhui ; ceft que leurs talents pour lamédecine font un don furnaturel , fort fupé-rieur, par- mémo, à toutes les connoiffanceshumaines. Ce neft point à moi à montrer lin-décence, le crime , l'irréligion dune telle four-berie , ce ferait empiéter fur les droits de Mef-fieurs les.Pafteurs ; mais quil me foit permis deles averti r, q ue cette branche de fuperftition a yantles fuites ies plus cruelles, mérite toute leur at-tention ; & en général , il forait dautant plus àfouhaiter quon combattît la fuperftition , quunefprit imbu de préjugés faux , n'eft pas propreà recevoir une doctrine véritable. Il y a des fcé-lérats qui, efpérant de saccréditer parla crainteautant que par lefpérance , ont pouffé l'horreurjufquà laiffer douter sils tenoient leur puilfancedu Ciel ou de lenfer. Voilà les hommes qui dif-pofent de la vie des autres.

$. 571. Un fait que jai déjà indiqué , & quonnexpliquera jamais, ceftlempreffcment du payfàraà fe procurer les meilleurs fecours pour fts bêtes

malades,