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Tome Second (1766)
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237
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Des Charlatans. lyf

qu'il a en faveur des Charlatans, lefl: cependantmoins , parce que ne les connoiflànt pas , ilpeut leur fuppofer une partie des talents & desconnoiiiànces quils sarrogent. Il faut donc l'a-vertir, &T on ne peut trop le lui redire , que ,malgré lappareil pompeux dont quelques-unsparent, ce font toujours des hommes vils, qui,incapables de gagner leur vie par aucun travailhonnête , ont fondé leur fubliftance fur leur pro-pre impudence Si fon imbécille crédulité ; quilsnont aucune connoiflânce ; que leurs titres & leurspatentes font fans aucune autorité , parce que,par un miférable abus , ces aétes font devenusune denrée de commerce , quon obtient à très-Vil prix, tout comme le furtout galonné quilsachètent à la fripperie ; que leurs certificats deguérifons font chimériques ou faux , 8c quenfïn ,quand furie nombre prodigieux de gens qui pren-nent leurs remedes, il y en auroit quelques-unsde guéris , & il eft prefque phyfiquement im-pofhble que cela narrive pas , il nen feroit pasmoins vrai que ceft une efpece deflruélive. Uncoup dépée dans la poitrine , en perçant unabcès , fauva un homme , que ce mal auroittué ; les coups dépée nen font pas moins mor-tels. Il neft pas étonnant même que ces gens- , ( je dis la même chofe des Maîges ) quituent des milliers de gens, que Ta nature feuleou aidée des fecoursde la Médecine-, auroit fau-vés, guérifTent, de temps en temps, un maladequi a été entre les mains des plus habiles Mé-decins. Souvent les malades de lordre de ceuxqui sadreflent aux gens de cet acabit, foit quilsne veuillent pas saftreindre au traitement qu'exi-ge leur maladie , foit que rebuté par leur peude docilité , le Médecin ne leur continue pas fesconfeils, vont chercher des gens qui leur promet-tent tmeguérifon prompte, Si hazardent des re-