2-2.6 Des Saignées
gers, & on la diffère tant que le malade n’eff pasfort mal, dans l'efpérance que fi l’on peut s*enpaflèr, on la confervera pour une autre occa-fion. Cependant le mal empire, on faigne, maistrop tard, & j’ai l’exemple de plulieurs maladesqu’on a laifle mourir afin de rélèrver la premièrefaignée pour un cas plus important. Toute ladifférence qu’il y a entre l’effet de la premièrefaignée & des luivantes, c’elt qu’ordinairementelle occalionne au malade une émotion plutôtnuilible que falutaire.
Des Purgations.
5- 547- L’on purge ou par le vomiffement oupar les Telles, & cette derniere voie effc beaucoupplus naturelle que la première , qui ne fe faitque par un mouvement violent & contre nature.Il y a cependant quelques cas qui exigent le vo-miirement ; mais excepté ces cas-là , ( j’en aidéjà indiqué quelques-uns ) il faut fe contenterdes remettes qui purgent par le bas.
j$. 548. Les lignes qui font connoître qu’on abefoin de purger, font , i° un mauvais goût àla bouche le matin , fur-tout un goût amer ;la langue & les dents fales, des rapports défa-gréables, des vents , des gonflements.
2.® Un manque d’appétit, qui s’accroît peu-à-peu fans fievre , & qui dégénéré en dégoût, &quelquefois fait trouver un mauvais goût à esqu’on mange.
3° Des envies de vomir à jeun , & mêmequelquefois dans le relie du jour, fuppofé qu’ellesne dépendent point d’une groflefie ou de quel-que autre maladie dans laquelle les purgatifs fe-roient inutiles ou nuifibles.
4® Des vomiffements de matières ameres obcorrompues.