de précaution. 2.2$
Ç. $44. tes perfonnes fujettes à faire trop dofang , doivent éviter avec foin toutes les caufesqui peuvent l’augmenter (voyez $. $40 , N c 1 ; )& quand elles Tentent que le mal commente, el-les doivent Te mettre à une diete très-frugale , delégumes, de fruits , de pain & d’eau; prendiequelques bains de pied tiedes ; faire ufage , foir& matin , de la poudre N» 20 ; boire de la ti-fane N® 1 ; peu dormir ; prendre beaucoupd’exercice En prenant ces précautions, ou ellespourront Te palier de la Taignée , ou , fi ellesfont également obligées de la faire , elles enaugmenteront & elles en prolongeront l’effet.Ces mêmes moyens fervent aulli à éloigner toutle danger qu’il peut y avoir à omettre une Tai-gnée à l'époque ordinaire, quand l’habitude eneft déjà invétérée.
$. 545. L’on voit en frémiflànt, que quelquesperfonnes font faignées dix-huit, vingt , vingt-quatre fois dans deux jours; d’autres, quelquescentaines de fois dans quelques mois. Ces obfer-vations prouvent à coup sûr toujours l’ignorancedu Médecin ou du Chirurgien ; & fi le maladeen réchappe, on doit admirer les reffources dela nature, qui ne fuccombe pas fous tant de coupsmeurtriers.
($. 546. Le peuple efl perfuadé que la premièrefàignée fauve la vie ; mais pour Te convaincrede a fauffeté de ce préjugé, il n’y a qu’à ouvrirles yeux , & l’on verra malheureufement tous lesjours le contraire , & plufieurs perfonnes mouriraprès la première Taignée qu’on leur fait. Si ceprincipe étoit vrai, il Teroit impoffible que per- •Tonne mourût de Ta première maladie , ce quiarrive journel’ement. Il eft important de détrui-re cette prévention, parce qu’elle a des influen-ces fâcheufes ; la foi qu’on a à cette Taignée ,fait qu’on la veut garder pour les grands dan-