de précaution. 5 . 1 J
de quelque caufe très différente , & toute oppo-fée au trop de làng.
Quand par ces fymptomes on s’eft affuré quece trop exifte réellement , on fait alors , avecgrand fuccès, une faignée ou même deux. Il eftégal dans quelle partie on la fait.
§. 541. Quand ces circonftances ne fe trouventpas, la iàignée n’eft pas néceffaire ; & l’on ne doitjamais la faire dans les cas fuivants , à moins qu’iln’y ait des raifons particulières, très-fortes ,dontles feuls Médecins peuvent juger.
I 0 Quand on eft dans un âge très-avancé , oudans la première enfance. 1° Quand la perfonneeft naturellement d’un tempérament foible, ouqu’elle a été affoiblie par des maladies , ou parquelqu’autre accident. 3° Quand le pouls eft petit,mol , foible , intermittent, que la peau eft pâle.4 0 Quand les extrémités du corps font fouventfroides , & enflées avec molleffe. 5° Quand onmange peu depuis long-temps, ou des alimentspeu fucculents , & qu’on diflipe beaucoup.60 Quand on a depuis long-temps l’eftomac dé-rangé, que la digeftion fe fait mal , que par-làmême il fe forme peu de fans. j a Quand on aquelque évacuation confidérable , par des hémor-ragies quelconques, ou la diarrhée , les urines ,les Tueurs. Quand les crifes d’une maladie fontdéjà faites par quelqu’une de ces voies. 8° Quandon eft dès long-temps dans une maladie delangueur , & qu’on a beaucoupd’ obftruélionsqui empêchent la formation du fang. 90 Quandon eft épuifé,qu’elle qu’en foit la caufe. 10° Quandle fang eft pâle & diffous.
§. 54a. Dans tous ces cas , & dans quelquesautres moins fréquents , une feule faignée jettefouvènt dans un état abfblument incurable , &Tles maux qu’elle fait ne fe réparent point. Il n’eftque trop aifé d’en trouver des exemples.