Ï 9 & Des EvanouiJJerncnis.
très-violent fur ccs perfonnes , parce que , com-me je l’ai dit, le vice de leurs nerfs confille àêtre affeété beaucoup trop vivement, la force dela fenfation n’eft point proportionnée à celle de facaufe extérieure.
Quand on peut démêler quelle eft celle de cescaules qui a occafionné l’évanouiflëment, l’onfent qu’il convient d’y remédier en l’éloignant lielle lubfifte encore.
Comme des caufes aulli légères peuvent pro-duire ces évanouilTements, il n’eft pas furprenantqu’ils reviennent fouvent. Le meilleur préfervatifeft de détruire le vice des nerfs qui les produit,mais le long détail de ce traitement fort abfo-lument de mon plan. Je me contente d’avertirles perfonnes qui y font fujettes , que tous lesremedes évacuants, faignées , purgatifs , eauxminérales purgatives, tous les remedes rafraî-cliilfants & relâchants, les fels, les eaux chau-des , les chambres chaudes, le long fommeil, lavie fédentaire leur font en général très-nuifiblcs ;qu’il ne leur faut que des remedes qui fortifientfans échauffer ; que la vie aétive, les chambres& les lits froids, le grand air, fur-tout le ma-tin, l’exercice, fur-tout à cheval, la diffraction& la fobriété font les vrais remedes de ce mal.Les excès, la vie molle , les eaux chaudes, &les chagrins le perpétuent & rendent abfolumentinutiles tous les remedes.
Les EvanouiJJcments produits par les pajjîons.
$. $04. L’on a quelques exemples de gensqu’une joie exceffive a tués fur le champ ; maisces cas font rares , & l’on ne demande pas fou-vent du fecours pour les défaillances qu’elle pro-cure. Il n’en eft pas de même de la colcre, du