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Tome Second (1766)
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Ï 9 & Des EvanouiJJerncnis.

très-violent fur ccs perfonnes , parce que , com-me je lai dit, le vice de leurs nerfs confille àêtre affeété beaucoup trop vivement, la force dela fenfation neft point proportionnée à celle de facaufe extérieure.

Quand on peut démêler quelle eft celle de cescaules qui a occafionné lévanouiflëment, lonfent quil convient dy remédier en léloignant lielle lubfifte encore.

Comme des caufes aulli légères peuvent pro-duire ces évanouilTements, il neft pas furprenantquils reviennent fouvent. Le meilleur préfervatifeft de détruire le vice des nerfs qui les produit,mais le long détail de ce traitement fort abfo-lument de mon plan. Je me contente davertirles perfonnes qui y font fujettes , que tous lesremedes évacuants, faignées , purgatifs , eauxminérales purgatives, tous les remedes rafraî-cliilfants & relâchants, les fels, les eaux chau-des , les chambres chaudes, le long fommeil, lavie fédentaire leur font en général très-nuifiblcs ;quil ne leur faut que des remedes qui fortifientfans échauffer ; que la vie aétive, les chambres& les lits froids, le grand air, fur-tout le ma-tin, lexercice, fur-tout à cheval, la diffraction& la fobriété font les vrais remedes de ce mal.Les excès, la vie molle , les eaux chaudes, &les chagrins le perpétuent & rendent abfolumentinutiles tous les remedes.

Les EvanouiJJcments produits par les pajjîons.

$. $04. Lon a quelques exemples de gensquune joie exceffive a tués fur le champ ; maisces cas font rares , & lon ne demande pas fou-vent du fecours pour les défaillances quelle pro-cure. Il nen eft pas de même de la colcre, du