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Tome Second (1766)
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199
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Des Evanouijjements. IÇf

chagrin & de la peur. Je pailerai dans un articleféparé de la peur , je dois dire un mot ici de lacolere & du chagrin.

505. Une colere excefTive, un chagrin vio-lent tuent quelquefois dans un clin dœil ; plusfouvent ils jettent feulement dans la défaillance ;le chagrin fur-tout produit cet effet , &c il efttrès-commun de voir des perfonnes dans cet étattomber de défaillances en défaillances , pendantplufieurs heures; lon fent fort bien que dans cecas il y a très-peu de fecours à donner : il eftutile de leur faire fentir du vinaigre, & de leurfaire prendre fréquemment quelques rafles duneboifTon chaude , légèrement cordiale , comme dela mélifle,ou de la limonade faite avec léçorcedorange ou de citron.

Un calmant cordial qui ma paru réulTirle mieux,ceft une cuillerée à café dun mélange de troisparties de liqueur minérale anodine 4Hoffman ,& d une j artie de teinture j'piritueufe de fuccin ,quon fait avaler dans une cuillerée deau , &Clon boit par-deflus quelques taffes des boilfbhsque je viens dindiquer.

Il ne faut pas croire quort puifTe remédieraux défaillances de cette efpece par les nourritu-res ;!étatphyfique dans lequel un violent chagrinmet le corps, eft de toutes les difpofitions celledans laquelle les aliments peuvent le plus nuire ;& tant que la violence du faififlement dure, ilne faut donner que quelques cuillerées de bouil-lon ou quelques bouchées de rôtie.

§. 506. Quand la colere a été portée à un pointfi violent que la machine épuifée par cet efforttombe tout-à-coup dans un relâchement exceflif,il furvient quelquefois une défaillance & mêmeune fyncope.

il fuffit de laiffer le malade tranquille, & delui faire fentir du vinaigre ; quand il eft revenu ,

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