Des Evanouijjements. IÇf
chagrin & de la peur. Je pailerai dans un articleféparé de la peur , je dois dire un mot ici de lacolere & du chagrin.
505. Une colere excefTive, un chagrin vio-lent tuent quelquefois dans un clin d’œil ; plusfouvent ils jettent feulement dans la défaillance ;le chagrin fur-tout produit cet effet , &c il efttrès-commun de voir des perfonnes dans cet étattomber de défaillances en défaillances , pendantplufieurs heures; l’on fent fort bien que dans cecas il y a très-peu de fecours à donner : il eftutile de leur faire fentir du vinaigre, & de leurfaire prendre fréquemment quelques rafles d’uneboifTon chaude , légèrement cordiale , comme dela mélifle,ou de la limonade faite avec l’éçorced’orange ou de citron.
Un calmant cordial qui m’a paru réulTirle mieux,c’eft une cuillerée à café d’un mélange de troisparties de liqueur minérale anodine 4’Hoffman ,& d’ une j artie de teinture j'piritueufe de fuccin ,qu’on fait avaler dans une cuillerée d’eau , &Cl’on boit par-deflus quelques taffes des boilfbhsque je viens d’indiquer.
Il ne faut pas croire qu’ort puifTe remédieraux défaillances de cette efpece par les nourritu-res ;!’étatphyfique dans lequel un violent chagrinmet le corps, eft de toutes les difpofitions celledans laquelle les aliments peuvent le plus nuire ;& tant que la violence du faififlement dure, ilne faut donner que quelques cuillerées de bouil-lon ou quelques bouchées de rôtie.
§. 506. Quand la colere a été portée à un pointfi violent que la machine épuifée par cet efforttombe tout-à-coup dans un relâchement exceflif,il furvient quelquefois une défaillance & mêmeune fyncope.
il fuffit de laiffer le malade tranquille, & delui faire fentir du vinaigre ; quand il eft revenu ,
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