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Tome Second (1766)
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197
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Des Evanouiflèments. 1 97

petites véficules qui doivent admettre lair frais àchaque infpiration, le malade fe fentira fuffo-qué, tout comme fi ce reflerrement étoit occa-lionné par quelque vapeur nuifible.

Si les nerfs qui fe diftribuent à la peau , vien-nent par une fuite de ces mouvements irréguliersà fe refierrer, comme ils pourroient le faire parle froid, ou par quelque application , la tranf-piration sarrêtera, les humeurs qui dévoient sé-vacuer par cette voie, fe rejetteront ou fur lesreins, & lon rendra beaucoup durine claire ,accident très-fréquent chez les perfonnes à va-peurs ; ou fur les boyaux, & lon aura une diar-rhée aqueufe , fouvent très-rebelle.

§. 501. Parmi les différents fymptomes dacette maladie, les évanouiflèments ne font pasun des plus rares.

On eft sûr quils dépendent de cette caufe ,quand ils attaquent une perfonne fujette à cetremaladie, & quon ne peut trouver aucune desautres caufes qui les produifent.

Ces évanouiflèments ne font prefque jamaisdangereux, & nont prefque befoin daucun fe-cours; il faut mettre le malade fur un lit, luidonner beaucoup dair, & lui faire fentir quelqueodeur plutôt puante quagréable ; cell dans cesévanouiflèments que la fumée de cuir, de plume,de papier , réulfit fouvent très-bien.

$. 503. Ils font fouvent occafionnés parce qqele malade a été un peu trop long-temps à jeun ,parce quil a un peu trop mangé, quil eft dansune chambre trop chaude , quil a vu trop demonde , quil a fenti quelque odeur trop forte,quil eft trop ferré, que quelques difcours lontaffecté un peu trop vivement ; en un mot parbeaucoup de caufes , prefquinfcnfibles pour desgens bien portants, mais qui opèrent un effet