I$6 Des Evanouijjements.
nerfs n’influent, l’on comprend aifément queles vapeurs étant cet état qui réfulte de ce queles nerfs ont de faux mouvements, fans caufeévidente , & toutes les fonctions du corps dé-pendant en partie des nerfs, il n’y a aucun i'ymp-tome de maladies que les vapeurs ne puiflènt pro-duire , & que ces fymptomes , par-là même ,doivent varier infiniment, fuivant les branchesdes nerfs qui le dérangent ; l’on comprend aulfipourquoi les vapeurs d’une perfonne ne reffem-blent louvent point à celles d’une autre; pourquoiles vapeurs d’un jour ne reffemblent point chezla même perfonne à celles du lendemain ; l’oncomprend encore que les vapeurs font un maltrès-réel, & que cette bizarrerie , dans les fymp-tomes, qui étant incompréhenlible pour tousceux qui ne font pas verlés dans la connoiffan-ce de l’économie animale, a fait qu’ils les ontregardées comme l’effet d’une imagination dépra-vée, plutôt que comme une maladie réelle ; l’oncomprend, dis-je, que cette bizarrerie eft uneffet néceffaire de la caufe des vapeurs, & quel’on n’eft pas plus maître de ne pas avoir desvapeurs, que de ne pas avoir un accès de fievre,ou de mal de dents.
501. Quelques exemples donneront uneidée plus nette du méchanifme des vapeurs. Unémétique fait vomir principalement par l’irri-tation qu’il occafionne aux nerfs de l’eftomac :irritation qui produit le fpafme de cet organe ;fi par une fuite de ce vice des nerfs, qui conf-titue les vapeurs, ceux de l’ellomac viennent àaoir avec la même violence qu’après un émé-tique , le malade fera travaillé par de violents ef-forts pour vomir, tout comme s’il avoit pris unémétique.
Si un faux mouvement dans les nerfs qui fediftribuent dans le poumon, vient à reiferrer les