Des EvanouiJJlments. 19 J
que la faifon foit défavorable ; fouvent même, fansque l’on puiffe en afligneraucune caiife fenlible,lemal-aife fe change en évanouilfemcnc.
Ces malades n’ont prcfque befoin , dans cemoment, que d’un grand repos , &c il fuffiroicde les étendre fur un lit; mais comme on fe ré-fout difficilement k être tranquilles fpcéfateursd’un évanouifl'ement , on peut leur faire lentirquelque eau fpiritueufe, en laver les tempes &les poignets, & en même-temps leur faire avalerun peu de vin. Les frictions font auifi utiles.
Cette efpece d’évanowiflement eft plus fou-vent fuivie d’un peu de fievre que les autresefpeces.
Des Evdnouijfcments qui dépendent des maux denerfs.
500 Cette efpece d’évanouiffement eft pref-qu’entiérement inconnue aux perfonnes auxquel-les cet ouvrage eft principalement deftiné; maiscomme il y a des perfonnes de la ville qui paf-fent une partie de leur vie à la campagne, & desperfonnes à la campagne qui ont le malheur d’a-voir les maux de la ville, j’ai cru devoir en direun mot.
Je n’entends ici, par maux de nerfs, que ceuxqui dépendent de ce vice dans les nerfs , quifait qu’ils excitent dans le corps, ou des mou-vements irréguliers, c’eft-à-dire, des mouvementsfans caufe extérieure, au moins fenfible, & fanaun aefe de la volonté, ou des mouvements beau-coup plus confidérables qu’ils nedevroient l’être,s’ils étoient proportionnés à la force de l’impref-fiot] extérieure. C’eft précifément cet état qu’onappelle vapeurs , chez le peuple la mere ; & com-me il n’y a aucun organe qui n’ait fes nerfs, au-cune ou prefque aucune fonction fur laquelle les
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