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Tome Second (1766)
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195
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Des EvanouiJJlments. 19 J

que la faifon foit défavorable ; fouvent même, fansque lon puiffe en afligneraucune caiife fenlible,lemal-aife fe change en évanouilfemcnc.

Ces malades nont prcfque befoin , dans cemoment, que dun grand repos , &c il fuffiroicde les étendre fur un lit; mais comme on fe ré-fout difficilement k être tranquilles fpcéfateursdun évanouifl'ement , on peut leur faire lentirquelque eau fpiritueufe, en laver les tempes &les poignets, & en même-temps leur faire avalerun peu de vin. Les frictions font auifi utiles.

Cette efpece dévanowiflement eft plus fou-vent fuivie dun peu de fievre que les autresefpeces.

Des Evdnouijfcments qui dépendent des maux denerfs.

500 Cette efpece dévanouiffement eft pref-quentiérement inconnue aux perfonnes auxquel-les cet ouvrage eft principalement deftiné; maiscomme il y a des perfonnes de la ville qui paf-fent une partie de leur vie à la campagne, & desperfonnes à la campagne qui ont le malheur da-voir les maux de la ville, jai cru devoir en direun mot.

Je nentends ici, par maux de nerfs, que ceuxqui dépendent de ce vice dans les nerfs , quifait quils excitent dans le corps, ou des mou-vements irréguliers, ceft-à-dire, des mouvementsfans caufe extérieure, au moins fenfible, & fanaun aefe de la volonté, ou des mouvements beau-coup plus confidérables quils nedevroient lêtre,sils étoient proportionnés à la force de limpref-fiot] extérieure. Ceft précifément cet état quonappelle vapeurs , chez le peuple la mere ; & com-me il ny a aucun organe qui nait fes nerfs, au-cune ou prefque aucune fonction fur laquelle les

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