194 Des Evanouijjemcnts.
Une légère infufion de camomilles, de thé,de fauge, de f'ureau , de chardon-bénit , opéréà peu près avec la même elbcacité; le chardon-bénit & les camomilles opcrent cependant p usfûrement le vomiflèment. L’eau tiede feule efttrès-bonne.
L’évanouiffement finit ou au moins diminuebeaucoup dès cju’on a commencé à vomir. Il arrivemême fouvent que la nature excite pendant l’é-vanouilTement des naufées qui raniment le mala-de un moment, mais qui étant infuffifantes pourle faire vomir , le laiflent bientôt retomber dansun anéantiffement qui dure fouvent allez long-temps , & qui lailîe des maux de cœur, desvertiges, un mal-aife qu’on n’éprouve point dansles premières efpeces.
Lorfque l’accès a fini, il faut fe mettre pen-dant quelques jours à une dicte très-légere, &prendre en même-temps, le matin à jeun , uneprife de la poudre N° 38, qui débarralîè l’efto-mac de ce qui peut y être relié de nuifible , &en rétablit les forces.
499. Il y a une autre efpece d’évanouiffe-mént qui a auffi fa caufe dans l’eltomac, mais quieft cependant très-différente de cellc-ci , & quidemande des fecours très-differents, c’eft cellequi eft produite par une grande fenfibilité de cetorgane , & une foiblefib générale.
Les perfonnes fujettes à ce mal font des per-fonnes valétudinaires , foibles , que peu de cho-fe éprouve , & dont l’eftomac eft en même-temps foible & très-fenfibh. La quantité d'ali-ments quileur eft néceffaire, quelquepetite qu’el-le foit, les éprouve; elles ont prefque toujoursun peu de mal-aife après les repas, s’il arrivequ’elles mangent un peu plus , ou qu’elles man-gent quelque aliment moins facile à digérer ;quelles aient quelque émotion après le repas ,