Druckschrift 
Tome Second (1766)
Entstehung
Seite
193
Einzelbild herunterladen
 

Des Evanouijfements. f 93

Ç. 497. tes évanouiiièments qui font une fuitede la faignée ou de quelque purgatif trop fort»appartiennent à cette claliè.

Ceux qui furviennent après la faignée, fontordinairement très-paffagers , & finifl'ent dèsquon a étendu le malade fur un lit, & les per-sonnes qui y font fujettes, les préviennent en fefaifant faigner couchées ; sil eft un peu fort, duvinaigre ienti &c avalé avec un peu deau y remé-die très-bien.

On trouvera , $. j;i, les moyens de remédieraux accidents qui font une fuite des émétiquesou des purgatifs trop forts.

Des Evanouijfements occasionnes par les embarrasdejlornac.

498. Lon a déjà vu , 1$ 308, que les indi-geuions occafionnoient des évanouiiièments , Scli forts même quils exigeoient des fecours très-aétifs, tels quun émétique. Quelquefois lindi-geftion eft moins leffet de la quantité des ali-ments que de leur qualité ou de leur corruption ;ainfi il y a quelques perfonnes que des oeufs , dupoiffon , des écreviffes , des aliments gras jettentdans un mal-aife & une angoifîe très-fouvent ac-compagnés dévanouiflements. On juge que lévanouilfement dépend de cette caufe quand ellea précédé , & qu'il ne peut dépendre ni de cellesdont jai parlé, ni de celles dont je parlerai.

Lon doit dans ces cas ranimer les malades ,comme dans les efpeces précédentes, en leur fai-fant fentir quelque odeur forte , quelle quellefoit ; mais lelfentiel ceft de leur faire avalerbeaucoup de quelque boiffon tiede qui noie cesmatières , en émouffe lâcreté, & en procure lé-vacuation par le vomiffement, ou les entraînedans les boyaux.

Tome 11.

R