T 9 Z Des Evanouijjements.
l’on doit, i° Etendre les malades fur un lit, oùon les couvre, & on leur frotte avec de la fla-nelle chaude les jambes , les cuifTes, les bras ,tout le corps, fur lequel on a foin de ne lailîeraucune ligature.
1° On leur fait flairer des cbofes très-fpiritu eû-tes , comme l’eau des Carmes, celle de la Reined’Hongrie, le fel d’Angleterre , l’efprit de felammoniac , des herbes fortes, telles que la rue,la fauge, le romarin,la menthe, l’abfinthe, &c.
3° On leur met dans la bouche & on tâche deleur faire avaler quelques gouttes d’eau des Car-mes ou d’eau-de-vie , ou de quclqu’autre liqueurbuvable mêlée à un peu d’eau, pendant qu’on pré-pare du vin échauffé avec du lucie & de la canel-le, ce qui fait le meilleur des cordiaux.
4° On leur applique fur le creux de l'eftotnacun morceau de flanelle ou d'antre étoffe de lai-ne , trempé dans du vin échauffé avec quelqueherbe forte, ou même dans de l’eau-de-viechaude.
5° Si le mal paroît durer, il faut les mettredans un lit bien chaud, parfumé avec un peu delucre & de canelle, & continuer les triplions detout le corps avec des flanelles chaudes.
6° Dès qu’ils peuvent avaler, on leur donnedu bouillon avec un jaune d’œuf, ou un peu depain , ou de bifeuit trempé dans le vin avec lefucre & la canelle.
7° Enfin , pendant qu’on prend des précau-tions pour agir fur la caufe , on continue pen-dant quelques jours à prévenir de nouveaux re-tours, en leur donnant fouvent, & peu à la fois,d’une nourriture légère , mais cependant forti-fiante , comme des panades au bouillon , desœufs à la coque très-frais Sc très-peu cuits,.desrôties au fucre , du chocolat, des loupes avec lemeilleur bouillon , des gelées , du lait, &c.
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