Des Evemouifféments, l£ï
tranquille , en lui faifant boire de demi-heure endemi-heure quelques taflès de thé de fureau, avecun peu de lucre ôc de vinaigre.
Quand les évanouitfements qui dépendent deçette caufe , font fréquents, il faut, pour lés évi-ter, fuivre les confeils que j’indiquerai plus bas,fi. 544, en parlant des perfonnes qui font tropde fang.
La même caufe qui- produit ces évanouiffe-ments , occafionne aulli quelquefois de violentespalpitations, dans les mêmes citconflances, Sifouvent même les palpitations precedent ou fui»,vent révanouiffement.
Des Evanouiffements occafionnts par la foibleffè.
Ç. 496. Si le trop de fang, qu’on peut envi-fager comme un excès de fanté, produit des éva-nouiffements , ils font encore plus fouvent l’effetd’une caufe contraire, c’eft-à-dire du manque defang ou de l’épuifement.
Cette efpece arrive apres de grandes hémor-ragies , après des évacuations , ou promptes &exceffives , comme au bout de quelques heuresd’un colera-morbus , §. 311 , ou plus lentes , maislongues, comme après une diarrhée invétérée ,des fueuss exceffives, un flux d’urine , des excèsde nature à épuifer, des veitles opiniâtres , unlong dégoût, qui en privant des aliments nécef-faires produit le même effet que des évacuationsexceffives.
L’on doit travailler à détruire ces caufes d'é-vanouiffements par les remedes qui conviennentà chacune ; ce détail feroit déplacé ici, mais lesfecours qui conviennent dans le temps de l’évarnouiffement, font à peu près les mêmes pour tousles cas de cette claffe, excepté pour celui qui fuitles hémorragies , dont je parlerai plus bas } &