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Tome Second (1766)
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190
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*9® Des Evanouiffements.

Des Evanouiffements occasionnés parle trop de fana.

$-495- Le trop de fang eftfouvent uiîe cau-fe dévanouiflèment , & lon juge quil dépendde cette caufe quand il attaque les perfonnes lat>guines , fortes , robuftes, & quil les attaquelur-tout après quelque caufe propre à augmen-ter tout-à-coup le mouvement du fang ; commedes aliments ou des boiflons échauffantes , vin,liqueurs , café ; des boiiïons bues chaudes , com-me thé, méliflè, Sec. un long féjour au foleil ,ou dans un endroit chaud; beaucoup dexercice,une application un peu trop longue , quelquepaillon, (i)

Dans ce cas, i° on fait flairer du vinaigre ; onen lave le front, les tempes, les poignets, aprèslavoir mélé avec la moitié deau tiède, fi on lepeut. Les eaux fpiritueufes nuifent dans cetteefpece.

a 0 On fait avaler deux ou trois cuillerées devinaigre, avec quatre ou cinq fois autant deau.

3° On ferre très-fortement les jarretier.es au-delfus du genou , parce que par ce moyen on rem-uent une plus grande quantité de fang dans lesjambes, & le cœur en eff moins furchargé.

4° Si la défaillance eff opiniâtre, ceft-à-dire ,dure plus dun quart-dheure , ou sil y a Syn-cope , il faut faire une faignée au bras, qui ra-nime très-promptement.

y 0 Apres la faignée on fait très-bien de don-ner un lavement, enfuite on laiflè le malade

<i) tes évanouiflèments qui font produits pat la tropgrande abondance de fang , sannoncent toujours par unerougeur vive , & un gonflement du vifage. Ils font craindre«ne apoplexie fanguine , quon doit prévenir aulfl-tôt quel»caufe e/b «connue., en faiguant fans différer ,1e maladedu bras.