*9® Des Evanouiffements.
Des Evanouiffements occasionnés parle trop de fana.
$-495- Le trop de fang eftfouvent uiîe cau-fe d’évanouiflèment , & l’on juge qu’il dépendde cette caufe quand il attaque les perfonnes lat>guines , fortes , robuftes, & qu’il les attaquelur-tout après quelque caufe propre à augmen-ter tout-à-coup le mouvement du fang ; commedes aliments ou des boiflons échauffantes , vin,liqueurs , café ; des boiiïons bues chaudes , com-me thé, méliflè, Sec. un long féjour au foleil ,ou dans un endroit chaud; beaucoup d’exercice,une application un peu trop longue , quelquepaillon, (“i)
Dans ce cas, i° on fait flairer du vinaigre ; onen lave le front, les tempes, les poignets, aprèsl’avoir mélé avec la moitié d’eau tiède, fi on lepeut. Les eaux fpiritueufes nuifent dans cetteefpece.
a 0 On fait avaler deux ou trois cuillerées devinaigre, avec quatre ou cinq fois autant d’eau.
3° On ferre très-fortement les jarretier.es au-delfus du genou , parce que par ce moyen on rem-uent une plus grande quantité de fang dans lesjambes, & le cœur en eff moins furchargé.
4° Si la défaillance eff opiniâtre, c’eft-à-dire ,dure plus d’un quart-d’heure , ou s’il y a Syn-cope , il faut faire une faignée au bras, qui ra-nime très-promptement.
y 0 Apres la faignée on fait très-bien de don-ner un lavement, enfuite on laiflè le malade
<i) tes évanouiflèments qui font produits pat la tropgrande abondance de fang , s’annoncent toujours par unerougeur vive , & un gonflement du vifage. Ils font craindre«ne apoplexie fanguine , qu’on doit prévenir aulfl-tôt quel»caufe e/b «connue., en faiguant fans différer ,1e maladedu bras.