Des Panaris. 185
quoique cette opération ne foit pas difficile , tousles Chirurgiens ne favent pas l’exécuter, plufieursmême n’en ont point d’idée.
$.487. Quelquefois il i'e forme des chairs fou*gueufes ou baveufes, qu’on deffeche en les pou-drant avec un peu de minium ou d’alun brûle.
§. 488. Quand il y a carie , il faut néceflài-rement avoir un Chirurgien, aufli-bienque quandil y a gangrené ; ainii je ne parlerai point deces deux cas. J’avertis feulement qu’il y a troisremedes effentiels contre la gangrené ; le kinaN°I4 , dont on donne une dragme toutes lesdeux heures ; les fcarifications fur toute la par-tie gangrenée , & les fomentations avec la dé-coction de kina , à laquelle on ajoute l’efprit defoufre. Il eft vrai que ce remede eft cher , maison peut y fuppléer par une décoction d’autresherbes ameres, & l’efprit de fel. J’ajoute encorequ’il convient dans la plupart des cas de mem-bres gangrenés , de ne faire l’amputation quequand la gangrené s’arrête d’elle - même , cequ’on connoîtparun cercle tres-fenfible & très-aifé à diftinguer par les plus ignorants , qui enmarque les bornes , & fait la réparation entre levif & le mort.
Des Echardes ou Corps pointus qui entrent dans lapeau.
Ç. 489. Il arrive très-fréquemment qu’il entredans la peau des mains , des pieds ou des jam-bes , quelques petits corps pointus , comme desépines, proprement dites, des épines de rofes ,de chardons , de châtaignes , des efquilles debois, d’os, &c.
Si l’on retire ces corps dans le moment tousentiers, ordinairement l’accident n’eft d’aucunsTome II. Q