lS6 , J)es Echardes.
conféquence ; & pour en prévenir plus fiirementles fuites , on peut appliquer fur la partie pen-dant quelques heures, des compreffes trempéesdans l’eau tiede , ou tenir la partie dans un baintiede. Mais fi le corps ne peut pas être retiré ,ou s’il ne l’eft qu’en partie , il occafionne uneinflammation qui augmentant parvient bientôtà produire les mêmes accidents qu’un panaris ;ou fi c’eft à la jambe , elle s’enflamme , & il s’yforme des abcès très-confidérables.
490. Pour éviter ces accidents , il faut furle champ , fi le corps étranger eft encore prochede la fuperficie , & 11 l’on a un Chirurgien adroit,faire une petite incifion qui lui donne ilïue ;mais ce fecours devient inutile , & même dange-reux , fi l’inflammation eft déjà formée.
Quand l’incifion n’a pas lieu , il faut appli-quer fur la partie , après un bain de vapeurs ,ou des cataplafmes très-émollients avec la miede pain , le lait & l’huile , ou feulement, quel-que graille très-émolliente : on emploie ordinai-rement celle de lievre , qui efteftèélivement très-propre à afloupir la peau , à en diminuer ta ré-fiftance, & à laifler reffortir le corps ; mais iln’y a que le préjugé le plus greffier qui puiflefaire croire que cette graiffe attire le corps parune vertu fympathique , & il n’y a de fympathiebien démontrée dans îa nature qu’entre les têtesmal-faites & les opinions extravagantes.
Il eft important de tenir la partie malade dansune très-grande tranquillité.
Si l’on n'a pas pu prévenir la fuppuration , ilfaut ouvrir l’abcès dès qu’il eft poflible. ; j’ai vudes maux uès-fâcheux ppur avoir attendu troptard.
(j. 491. Quelquefois l’écharde , après avoir tra-verfé très-douloureufement la peau , pénétré d’a-