I ?4 /?« Panaris.
Mais malheureufcment on croit que ces petitscommencements n'auront point de limes, & l’onle néglige jufqu'à ce que le mal ait fait degrands progrès ; alors il faut néceflaircment qu’illtippure.
2.0 On hâte cette fuppuration , en enveloppantcontinuellement le doigt avec une décoétion defleurs de mauves cuites dans du lait, ou un ca-taplafme de mie de pain & de lait. On peutle rendre plus actif, en y ajoutant quelques oi-gnons de lys , ou un peu de miel ; mais il ne fautle faire que quand l’inflammation diminue, &que la fuppuration commence; avant ce temps làtous les remedes âcres font très-dangereux. L’onemploie aufli à cette époque le levain qui hâtepuillàmment la fuppuration. Le cataplafme d’o-féille , ($. 480, eft très-efficace.
$. 485. L’évacuation prompte du pus eft très-importante , mais c’eft l’affaire du Chirurgien ,parce qu’il ne convient point d’attendre que l’ou-verture lèfàfTe naturellement, d’autant plus quela peau étant quelquefois extrêmement dure , lepus le rcpandroit dans l’intérieur des chairs ,avant qu’elle fe perçât. Ainfi , dès qu’011 foup-çonne que le pus eft formé , il faut voir un Chi-rurgien , qui décide du moment où il convientde faire l’ouverture , qu’il vaut beaucoup mieuxfaire un peu trop tôt qu’un peu trop tard , &un peu trop profonde que pas aflèz.
Quand l’ouverture eft faite , l’on panfe avecl’emplâtre N° 66 , étendu fur une toile , ouavec le fparadrap , & l’on change tous lesjours.
486. Quand le panaris eft occafionné parune humeur extravalée dans le voilinage de l’on-gle , un Chirurgien adroit en arrête très-promp-tement les pi ogres , tk guérit radicalement parune incifion qui donne illue à cette liqueur. Mais