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Tome Second (1766)
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184
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I ?4 /?« Panaris.

Mais malheureufcment on croit que ces petitscommencements n'auront point de limes, & lonle néglige jufqu'à ce que le mal ait fait degrands progrès ; alors il faut néceflaircment quilltippure.

2.0 On hâte cette fuppuration , en enveloppantcontinuellement le doigt avec une décoétion defleurs de mauves cuites dans du lait, ou un ca-taplafme de mie de pain & de lait. On peutle rendre plus actif, en y ajoutant quelques oi-gnons de lys , ou un peu de miel ; mais il ne fautle faire que quand linflammation diminue, &que la fuppuration commence; avant ce tempstous les remedes âcres font très-dangereux. Lonemploie aufli à cette époque le levain qui hâtepuillàmment la fuppuration. Le cataplafme do-féille , ($. 480, eft très-efficace.

$. 485. Lévacuation prompte du pus eft très-importante , mais ceft laffaire du Chirurgien ,parce quil ne convient point dattendre que lou-verture lèfàfTe naturellement, dautant plus quela peau étant quelquefois extrêmement dure , lepus le rcpandroit dans lintérieur des chairs ,avant quelle fe perçât. Ainfi , dès qu011 foup-çonne que le pus eft formé , il faut voir un Chi-rurgien , qui décide du moment il convientde faire louverture , quil vaut beaucoup mieuxfaire un peu trop tôt quun peu trop tard , &un peu trop profonde que pas aflèz.

Quand louverture eft faite , lon panfe aveclemplâtre N° 66 , étendu fur une toile , ouavec le fparadrap , & lon change tous lesjours.

486. Quand le panaris eft occafionné parune humeur extravalée dans le voilinage de lon-gle , un Chirurgien adroit en arrête très-promp-tement les pi ogres , tk guérit radicalement parune incifion qui donne illue à cette liqueur. Mais