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Tome Second (1766)
Entstehung
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183
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Des Panaris. 1S5

portables. La partie devient extrêmement grofle& rouge ; les doigts voifins, toute la main en-flent. On obferve dans quelque cas une fuféeenflée & rouge, qui commençant à la partie ma-lade , fe continue prefque juiquau coude ; & ilneft pas rare que les malades le plaignent dunedouleur très-vive fous lépaule , quelquefois mê-me tout le bras eft exceflivement enflé & en-flammé. Les malades ne dorment point , & lafievre avec les accidents ne tarde pas à paroître.

Si le mal eft très-grave, le délire & les convul-fions furviennent.

Linflammation du doigt fe termine , ou parla fuppuration , ou par la gangrené. Quand cedernier accident arrive, le malade eft dans undanger très-preflànt , sil neft promptement fe-couru , & il a fallu plus dune fois couper lebras pour fauver la vie. Quand la fuppuration fefait, fi elle eft très-profonde , âcre, on fi lesfecours du Chirurgien arrivent trop tard , la der-nière phalange du doigt eft ordinairement cariée,

& on la perd. Quelque léger quait été le mal , ileft rare que longle ne périfîepas.

Ç. 434. Le traitement intérieur des panaris eftle même que celui des autres maladies inflamma-toires. Il faut fe mettre au régime, plus ou moinsexactement, à proportion du degré de la fievre ,& fi elle eft très-forte & linflammation confidé-rable, faire une ou plufieurs faignées.

Le traitement extérieur confifteà diminuer lin-flammation , à amollir la peau , & à donner ifiueau pus dès quil eft formé.

Pour cela, i° lon trempe long - temps ledoigt, dès le commencement du mal, dans leauun peu plus que tiede ; on reçoit aufli la vapeur£e leau bouillante ; & en faifant cela prefque(continuellement pendant le premier jour, on eft/cuvent parvenu à dilfiper entièrement le mal.