Des Plates. IJJ
tes grandes bleffures l'ont ordinairement accom-pagnées d’une hémorragie cor.lidérable , quiépuife déjà le malade , Si fouvent la fievre eltune fuite de cette hémorragie. Si , dans ces cir-conlhnces , l’on ordonne encore des faignées ,l’on détruit totalement les forces ; les humeurscroupilFent, fe corrompent , la gangrené fur-vient , Si le malade meurt miférablement aubout de deux ou trois jours, par une fuite desfaignées, & non-pas de la bleffure. Le Chirur>-gicn fe glorifie de dix, douze, quinze faignées,Si allure que la bleffure étoit néceflaire-ment mor-telle , puifque tant de fimg répandu n’a pas pufauver le malade , pendant que c’elt réellementcette profulion qui l’a tué.
Les plaifirs de l’amour font mortels auxbleffés.
Ç. 441. Les baumes & les plantes vulnérairesfi vantés, font très -nuifibles, pris intérieurement,parce que leur ufage donne la fievre, Si qu’ilfaut l’abattre.
Des Meurtrijjhres , ou Contujions.
(J. 441. L’on appelle meurtriïïure , ou contu-fion, cajjein parmi le peuple , l’effet du coup d’uncorps non tranchant , fur le corps de l'hom-me ou d’un animal , foit qu’il foit jetté contrel’homme , comme quand on reçoit un coupde pierre ou de bâton , foit que l’homme foitporté contre lui , comme dans une chute ,foit enfin que l’on fe trouve ferré entre deuxcorps , comme quand le doigt elt pris entre laporte Si le montant , ou tout le corps froilîëentre une voiture & une muraille. Les meurtriff-fures font encore plus fréquentes à la campagneque les plaies, & ordinairement plus dangereu-fes, d’autant plus qu’on ne peut pas juger exac-tement de tout le mal, Si que le défordre qui le