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Tome Second (1766)
Entstehung
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155
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Des Plates. IJJ

tes grandes bleffures l'ont ordinairement accom-pagnées dune hémorragie cor.lidérable , quiépuife déjà le malade , Si fouvent la fievre eltune fuite de cette hémorragie. Si , dans ces cir-conlhnces , lon ordonne encore des faignées ,lon détruit totalement les forces ; les humeurscroupilFent, fe corrompent , la gangrené fur-vient , Si le malade meurt miférablement aubout de deux ou trois jours, par une fuite desfaignées, & non-pas de la bleffure. Le Chirur>-gicn fe glorifie de dix, douze, quinze faignées,Si allure que la bleffure étoit néceflaire-ment mor-telle , puifque tant de fimg répandu na pas pufauver le malade , pendant que celt réellementcette profulion qui la tué.

Les plaifirs de lamour font mortels auxbleffés.

Ç. 441. Les baumes & les plantes vulnérairesfi vantés, font très -nuifibles, pris intérieurement,parce que leur ufage donne la fievre, Si quilfaut labattre.

Des Meurtrijjhres , ou Contujions.

(J. 441. Lon appelle meurtriïïure , ou contu-fion, cajjein parmi le peuple , leffet du coup duncorps non tranchant , fur le corps de l'hom-me ou dun animal , foit quil foit jetté contrelhomme , comme quand on reçoit un coupde pierre ou de bâton , foit que lhomme foitporté contre lui , comme dans une chute ,foit enfin que lon fe trouve ferré entre deuxcorps , comme quand le doigt elt pris entre laporte Si le montant , ou tout le corps froilîëentre une voiture & une muraille. Les meurtriff-fures font encore plus fréquentes à la campagneque les plaies, & ordinairement plus dangereu-fes, dautant plus quon ne peut pas juger exac-tement de tout le mal, Si que le défordre qui le