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Tome Second (1766)
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154
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î ?4 Dm Pluies.

mande point dantres que ceux que jai indiqués ,

& ceux du régime.

Les applications fpiritueufes font ordinairementnuifibles, & ne peuvent convenir que dans unpetit nombre de cas, dont les Médecins ou lesChirurgiens peuvent feuls juger.

Quand les plaies font à la tête, au lieu dela compreflé huilée , ou de fparadrap , on cou-vre la plaie avec une emplâtre de bétoine, ou filon nen a point, on trempe la çomprelfe dans duvin chaud.

($. 439. Comme les accidents quon doit crain-dre font ceux de linflammation, les fecoursquondoit employer font ceux qui la préviennent ;la faignée , le régime , les rafraîchiffants, leslavements.

Quand la plaie eft très-légere, il fufRt de nerien prendre déchauftant, & fur-tout il faut re-trancher lufage du vin Si de la viande.

Quand elle eft confidérable, Si quil eft à pré-fumer quil furviendra de linflammation, il fautnécefiàirement faire une faignée , ordonner unrepos total , Si mettre au régime ; quelquefoismême il faut réitérer la faignée. Ces lecoursfont fur-tout indifpenfablement néceffaires quandla bleffure a attaqué quelque partie intérieure ,Si il 11y a pas de remede plus fûr quune dieteextrêmement légère. Des malades jugés ne de-voir vivre que quelques heures, après des plaiesde la poitrine , du bas-ventre , des reins, ont étécomplètement guéris en ne vivant pendant plu-fieurs femaines que de tifane dorge , ou dau-tres tifanes farineufes, fans fel, fans bouillon ,fans aucun remede quelconque, & fur-tout fansonguents.

$- 440. Autant la faignée, employée modé-rément , eft utile, autant fon excès eft nuiftble.