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Tome Second (1766)
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153
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Des Plaies.

tout avec une grotte comprefle , & un bandageun peu plus ferré quà lordinaire. Si cela nefuffifoit pas, & que la plaie fût à un bras, ouà une jambe, il faudroit faire une forte ligatu-re en defl'us de la plaie , avec un tourniquet, quife fait dans le moment avec un écheveau defil ou de chanvre, quon patte autour du brasen forme danneau ; on introduit entre deux unepièce de bois épaifle dun pouce, Sc longue dequatre ou cinq , & en tournant cette piece debois, on ferre autant que lon veut, tout com-me le payfan ferre un tonneau , ou une piecede bois fur fon char , avec la chaîne & le cha-ton. Mais il faut avoir foin, i° darranger-cheveau de façon qu'il conferve une largeur dedeux pouces, & i a de ne pas ferrer allez fortpour occafionner une inflammation , qui dégéné-rerait bientôt en gangrené.

$. 438. Tous les éloges prodigués à un grandnombre donguents , font une pure charlatanc-rie ; lart 11e contribue pas le moins du monde àla guérifon des plaies , cefl: la feule nature quilopere, ôc tout ce que nous pouvons , cefl: dé-loigner les obftacles qui soppofent à la réunion.Pour cela , sil y a quelque corps étranger dansla plaie, comme fer, plomb, bois, verre, mor-ceaux dhabits Sc de linge , il làut les ôter, ftlon peut le faire avec beaucoup de facilité, li-non il faut sadrefler à un bon Chirurgien , quidécide quel parti lon doit prendre ; enfuite onpanfe comme je lai dit.

Bien loin dêtre utiles, il y a plutteurs onguentsqui pourroier.t faire beaucoup de mal ; & les feulscas dans lcfquelson doit en employer, cefl: quandil y a dans la plaie quelques vices quil fautdétruire par des fecours particuliers ; mais uneplaie fraîche, dans un homme fain, nen de-