»Î 4 ( Des Plaies.
.qu’elle n’occafionne aucune inflammation.
On laiffe cet appareil vingt-quatre ou quaran»te-huit, heures , les plaies étant d’autant plu-tôt guéries qu’on les panfe moins fouvent ; &calors on ôte toute la charpie qu’on peut ôter ai-fément, Sc s’il y en a qui fe foit attachée parle defféchement du fang , on la laiffe, en fecontentant d’en remettre un peu de nouvelle ; lerefte du panfement fe fait comme la premièrefois.
Quand, en continuant ce panfement ftmple ,la plaie eft devenue tout-à-fait fuperficieîle, ilfuffit d’appliquer la toile cirée , ou le fparadrap ,fans charpie.
Les perfonnes qui ont quelque prédilectionpour les huiles imprégnées des vertus de quel-ques plantes, peuvent, fi cela augmente leurconfiance , employer celles de millepertuis, detreffle , de lis , de camomilles , de balfamines,de rofes rouges, en obfervant toujours qu’ellesne foient point rances.
P- 43 6. Quand la plaie eft confidérable , ondoit s’attendre qu’elle s’enflammera avant que lafuppuration , qui alors paroît plus tard , ait pus’établir, & que cette inflammation fera accom-pagnée de douleurs, fievre , quelquefois de rê-veries ; il fuit, dans ce cas ,,au lieu de la com-preflè ou de la toile cirée , appliquer un cata-plafme de mie de pain & de lait, dans lequelon met un peu d’huile, afin qu’il ne s’attachepas, & que l’on change , fans toucher à la plaie,trois & même quatre fois par jour.
P- 437. S’il y avoit quelque vaiffcau un peugros, ouvert, il faudroit appliquer un morceaud’agaric de chêne , N° 67 , dont on devroit ét£§u*_.fourni par-tout. On le contient en appliquantdeflus beaucoup de charpie, & en couvrant le