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Tome Second (1766)
Entstehung
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151
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Des Plaicf. _ jit

refie plus quune très-petite plaie , il fuffit daprplicjuer le fparadrap îs° 66.

Des Plaies.

Ç. 434. Si une plaie a pénétré dans lintérieurdes cavités , & a bleiîë quelque partie contenuedans la poitrine & dans le ventre ; fi, fans pé-nétrer dans les cavités, elle a ouvert quelque nerf,ce qui occaiionne des accidents beaucoup plusviolents quils ne devroient être fans cela ; fi el-le eft allée jufquà los , 3 c quil ait fouffert ; en-fin , sil furvient quelque iÿmptome extraordi-naire, il faut nécellairement appeller un Chirur-gien. Mais quand la plaie nelt accompagnéedaucune de ces circonftances ; quelle nintéreffeque la peau , les graiffes, les chairs , & de pe-tits vaiffeaux , lon peut la panier aifétnent fansfecours, parce quordinairement tout fe réduità la préferver des imprefiions de lair, en don-nant cependant iffue au pus.

J$. 435. Si le fang ne fort daucun vaiffeau con-fidérable , mais coule à-peu-près également detous les points de la plaie , on peut hardimentle laiffer couler , pendant quon prépare promp-tement de la charpie. Quand elle eft prête , or»en met ce quon peut dans la plaie, fans la troppreffer, ce qui ferbit très-fâcheux , & auroit lesmêmes inconvénients que les tentes 8 c les bour-donnets ; on la couvre avec une compreffe trem-pée dans lhuile d'olive , ou avec la toile ciréaK° 65 , mais je préféré la compreffe pour lespremiers panfements ; 8 c lon foutient le toutavec une bande large de deux doigts , dunelongueur proportionnée au volume de la partiequil faut bander , & quon ferre affez pourquelle ne fe dérange pas , affez peu pouf