* 5 ° Des Brûlures.
Des Brûlures.
$• 433. Quand la brûlure cft très-légere , &qu’il n’y a point de veille levée , il l'uffit d’ymettre une comprefie trempée dans l’eau fraîche,fk delà changer tous les quarts-d’heures jui'qu’àce qu’on ne fente plus de douleur. Quand il s’eftlevé une veifie, on applique deffus une comprefiede linge très-fin , enduite de la pommade N° 64,qu’on change deux fois par jour.
Si la peau efi; brûlée , &c les chairs mêmes en-dommagées, il faut fe fervir de la même pom-made ; mais au lieu d’une comprefie , il faut felervir de charpie , qui s’applique plus exactement,& par-deflus la charpie on met une fimple toilecirée , que chacun peut aifément préparer , N’65 , ou fi l’on veut un fparadrap , N° 66.
Mais indépendamment de ces fecours exté-rieurs, qui font les plus efficaces qu’on puifle em-ployer , quand la brûlure' eft très forte & très-enflammée , 8 c qu’on craint les progrès & les fui-tes de cette inflammation , il faut employer lesmêmes remedes que dans les fortes inflamma-tions ; faire une faignée , ou même plufieurs lielles font néceflaires , & mettre au régime ; ne faireboire que les tifanes N° a & 4 , & donner tousles jours deux lavements Amples.
Quand on n’eft pas à même d’avoir d’aborddu nutritum , pour faire la pommade N° 64,onfe contente de fondre enfemble de l’huile d’oli-ve , avec une huitième partie de cire , & à deuxonces de ce mélange on ajoute un jaune d’œuf ;enfin quelquechofe de plus fimple encore, c’eftde battre un œuf, le blanc & le jaune , avec deuxCuillerées d’huile qui ne foit pas rance.
Quand le mal eft proche de fa fin ; & qu’il ne