*46 Des corps arrhes
Comment n’en arrive-t-il pas ? Je réponds, i° QueCes accidents arrivent quelquefois ; 2.° Qu’ils doi-vent cependant arriver rarement, parce que tou-tes ces parties, qui traverfent la membrane graiffeufe , étant plus dures que la graille , ces corpsdoivent prefque néceffairement , quand ils lesrencontrent, être détournés vers les grailles quiles entourent , où la rélïftance eff beaucoupmoins confidérable , & cela d’autant plus fûre-ment que ces corps font toujours cylindriques.
418. A tous les fecours que j’ai indiquésjulqu’à préfent, je dois ajouter encore quelquesconfeils généraux.
I® Il eft fouvent utile , & même nécelTairedefaire une ample faignée du bras, fur-tout quandla refpiration elt extrêmement gênée , ou quandl’on ne peut pas réuflïr d’abord à déplacer lecorps , parce qu’alors la faignée prévient l’in-flammation que prodiiroient les irritations fré-quentes; & en jettant toutes les parties dans lerelâchement , elle peut opérer fur le champ ledégagement du corps.
Quand on voit que toutes les tentativespour retirer ou pour pouffer, font inutiles , ilfaut les ceffer , parce que l’inflammation qu’onoccafionneroit, feroit aufii fâcheufe que le malmême, & que l’on a des exemples de gens mortsde cette inflammation , quoique le corps eût étédéplacé.
3» Pendant qu’on fait ces tentatives, il faut faireavaler fouvent au malade , ou injeéter avec uncanal courbe qui aille plus loin que la glotte ,quelque liqueur fort émolliente, comme de l’eautiede ou pure , ou mêlée avec du lait, ou unedécoffion d’orge, de mauve , de fon. Il en ré-fulte ce double avantage; premièrement, que l’onadoucit par-là les parties irritées, ce qui retardel’inflammation ; & en fécond lieu , fouvent uns