à la Gorge. 147
înjc&ion faite avec force , réuiïit mieux pourdégager un corps charnu, que toutes les tenta-tives avec des inftrumetns.
4 0 Quand on eft obligé de laifler dans la gor-ge un corps arrêté, il faut conduire le maladetout comme s’il avoit une maladie inflammatoire;!e faigner , le mettre au régime , lui enveloppertout le col avec des cataplafmes émollients. ïl con-vient d’employer la même méthode , quoique lecorps foit dégagé, fi l’on a lieu de croire qu’ileft relié de l’inflammation dans l’cefophage.
5 0 Quelquefois un peu de mouvement dégagemieux que les inllruments. L’on fait qu’un coupde poing derrière l’épine a fouvent dégagé de*corps fortement arrêtés ; & j’ai deux exemple*que les malades qui avoient des épingles ar*rétées, étant montés à cheval pour aller de lacampagne chercher du fecours dans la ville voi-fine, fentirent l’épingle fe dégager après une heurede marche ; l’un la cracha , l’autre l’avala , fansmauvaifes fuites.
6° Quand le danger de fulfocation eft preflânt,que la faignée eft infufnfante , qu’on n’a poineo’elpérance de dégager promptement le col , 8 cque la mort eft proche , fi l’on ne rend pas larefpiration au malade , il faut , fur le champ ,faire la bronchotomie ; c’eft-à-dire, ouvrir la tra-chée-artere ; ce qui n’eft ni difficile pour unChirurgien un peu entendu , ni fort doulou-reux.
7 0 Quandle corps arreté paffe dans l’eftomac, ilfaut d’abord mettre le malade à un régime très-doux ; éviter tous les aliments âcres, irritants tchauds,le vin ,les liqueurs, le café,neprendrequepeu d’aliments à la fois ; n’en point prendre de foli-des qu’après les avoir extrêmement mâchés. Lemeilleur régime feroit de vivre de fbupes fari-neufes, de quelques légumes, d’eau &"de lait •